Comment en est-on arrivé là ? Histoire des Epistémicides.

Par Marion Groch

Synthèse des travaux de Grosfoguel. Vous pouvez également consulter la vidéo en français et en espagnol, où vous trouverez beaucoup plus de détails. Cette synthèse est faite pour aller à l’essentiel. Il y a beaucoup de détails qui n’y figurent pas.

ramon

Les savoirs et sources universitaires légitimes aujourd’hui sont un ensemble d’expériences socio-historiques de quelques pays du monde. Les contenus et auteurs proposés par les universités sont toujours les mêmes et ont les mêmes origines.

Ramón Grosfoguel parle des « hommes des cinq pays » : ils viennent de France, du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Italie et des États-Unis. Ce sont tous des hommes blancs et européens. Ces cinq pays représentent 12 % de la population mondiale, soit 12 % des expériences socio-historiques et 12 % des théories à partir desquelles sont produites les problématiques sociales, scientifiques, philosophiques, historiques… Grosfoguel souligne également que les femmes sont exclues de ces structures épistémiques : il reste donc 6 % d’expériences socio-historiques dominantes dans le champ épistémique.

Lire la suite de « Comment en est-on arrivé là ? Histoire des Epistémicides. »

Une colonisation des savoirs au sein de l’Université Française

Synthèse d’un travail de recherche de licence Sciences de l’Education de l’Université de Bordeaux) par Marion Groch pour le Labo Décolonial de l’Université Populaire de Bordeaux

Des hommes, blancs, européens… Voilà de quoi se compose en grande majorité l’Université française aussi bien au niveau du contenu des enseignements que des professeurs.

Dans le cadre de ma licence, j’ai dû réaliser un travail de recherche. J’ai choisi la colonisation des savoirs au sein des sciences humaines.

Mais la colonisation des savoirs, c’est quoi ?

La colonisation des savoirs (ou colonisation épistémique) fait partie des processus de colonisation et consiste à s’appuyer sur des expériences sociales, historiques, considérées comme universelles et légitimes et de les appliquer à d’autres cultures et populations.

Lire la suite de « Une colonisation des savoirs au sein de l’Université Française »